
Des gnocchis aux tomates et au chorizo, une recette repérée je ne me rappelle plus ou, sur internet, mais qui m’a vraiment séduite. Lorsque je vous avais proposé mes gnocchis au speck et à la crème de gorgonzola, j’avais préparé mes gnocchis maison. J’en avais fait une certaine quantité et j’ai congelé le reste. Parfait donc pour réaliser cette recette. Je la referai dans l’été quand mes petites filles seront en vacances et nous préparerons des gnocchis maison ensemble. Elles vont adorer, le chorizo elles aiment, les tomates aussi, toute façon elles ne sont pas difficiles et mangent de tout.
Ingrédients :
300 g de gnocchis (maison pour moi)
1 chorizo doux
1 c à s de concentré de tomate
1/2 oignon haché
1 gousse d’ail finement hachée
250 g de tomates cerises
1 burrata
Huile d’olive
Quelques feuilles de basilic
Préparation des gnocchis au chorizo et tomates
Préparation : 20 min
Cuisson : 30 min
• Portez à ébullition une grande casserole d’eau salée.
• Plongez les gnocchis et les laissez-les cuire jusqu’à ce qu’ils remontent à la surface et égouttez-les.
• Faites revenir ensuite les gnocchis (maison) dans un filet d’huile d’olives.
• Une fois qu’ils sont bien dorés réservez.
• Dans la même poêle faites revenir 1/2 oignon émincé, l’ail finement haché, le concentré de tomates, les tomates cerises.
• Coupez le chorizo en fines tranches.
• Quand les tomates commencent à être cuites,
• Ajoutez les gnocchis et le chorizo.
• Mélangez bien pour envelopper le tout avec la sauce.
• Disposez ensuite dans un plat, ajoutez une belle burrata sur le dessus que vous écrasez légèrement.
• Poivrez.
• Versez un filet d’huile d’olive et quelques feuilles de basilic.
• Régalez vous c’est super gourmand et on voyage vers l’Italie.
Une partie de la récolte des mes tomates l’année passée, j’espère la même cette année

La petite histoire de la tomate
La tomate est originaire des zones andines côtières du nord-ouest de l’Amérique du Sud (Colombie, Équateur, Pérou, Chili) où l’on trouve encore dès aujourd’hui des formes sauvages. L’ancêtre de la tomate d’aujourd’hui pourrait être la tomate cerise. Le mot « tomate » vient de l’espagnol tomate dérivé d’un mot de la langue parlée par les Aztèques, le natuahl : xitomatl. Elle aurait été introduite en Amérique centrale et au Mexique lors de la préhistoire, soit il y a pus de 2000 ans. Les éléments naturels, tels les vents, les cours d’eau, les oiseaux où les Indiens qui migraient vers le nord l’auraient transporté et elle aurait trouvé un terrain et un climat propice à son développement. Cependant, ils ne l’auraient pas consommé. Ce sont les Mexicains qui l’ont adopté dans leur alimentation et par le biais de sélection ont créé et obtenu de nombreuses variétés. C’est ce que découvrirent les Espagnols lors des conquêtes sur les marchés notamment à Tenochtitlan, capitale aztèque de l’époque, qui proposait sur les étals des tomates de couleurs différentes.
Vers 1554 soit au XVIe siècle, un botaniste italien indique que ces fruits se mangent « sautés dans l’huile, avec du sel et du poivre comme des champignons ». Il lui donne le nom de “pomi d’oro“, « pomme d’or ». Ce sera nom d’ailleurs conservé en italien pomodoro, C’est en 1598 que son nom apparaît dans la langue française suite à la traduction de l’ouvrage Histoire naturelle et morale des Indes occidentale, par un jésuite espagnol José de Acosta. Mais sa consommation devra attendre. En effet, l’odeur particulière de ses feuilles et de ses tiges et sa ressemblance avec des plantes toxiques de la même famille comme la Jusquiame, le Datura, la Mandragore génère une certaine réticence voire peur à la consommer. On la cultivera en premier lieu comme plante dans les jardins botaniques ou privés.
Ce n’est qu’au XVIIe siècle que la culture et sa consommation se répandront dans le reste du monde, au fil des routes commerciales.
Elle sera cultivée de façon intensive en Italie à partir du XVIIIe siècle. Les Italiens se pencheront sur ce fruit légumes et effectueront des études, greffes afin d’obtenir de nouvelles variétés plus grosses, plus lisses et à la peau plus épaisse. C’est eux qui mettront au point une technique efficace pour les sécher. Selon les dires, leur intérêt pour ce fruit viendrait du fait qu’ils auraient enfin trouvé un accompagnement digne de son nom à leurs célèbres pâtes.
Lors des vagues successives de migrations des Italiens vers l’Amérique du nord, ceux-ci emporteront avec eux leurs traditions culinaires et feront profiter les Nord-Américains de leurs recettes. Très méfiants, ils faisaient bouillir la tomate durant trois heures pour en éliminer les principes toxiques, ce qui est une absurdité. Jusqu’au XXe siècle l’américain moyen continuera de croire que la tomate est toxique ou vénéneuse. Pourtant Thomas Jefferson, homme politique et jardinier à ses heures en cultivait dans son jardin et en faisait des conserves. En Louisiane, sous l’influence française les Louisianais l’intégreront à leur cuisine vers 1810-1820. Alors qu’elle avait été introduite en Chine trois siècles auparavant, c’est seulement au XXe siècle qu’elle sera de nouveau adoptée.
Le terme tomate n’a été accepté par l’Académie française qu’au milieu du XIXe siècle.
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