Un flan fruité comme je les aime et ici aux mirabelles délicatement parfumée à l’eau de fleur d’oranger. Il faut profiter de cette petite reine de Lorraine si fruitée dont la saison est courte. Un peu différent de mon premier flan aux mirabelles celui-ci à la fève de tonka, une petite gousse que j’adore. Récemment j’ai publié un autre flan fruité, un flan aux fraises très parfumé.
Ingrédients :
200 g de mirabelles dénoyautées
15 cl de crème
100 g sucre
20 g farine,
1 c à s de poudre d’amande
2 jaunes œufs 1 œuf entier
1 pincée sel
1 c à s d’eau de fleur d’oranger
1 c à c de vanille l liquide
Amandes effilées
Préparation du flan aux mirabelles et fleur d’oranger
Préparation : 15 min
Cuisson : 30 min
Moule à tarte de 20 cm de diamètre
• Préchauffez le four à 180°C.
• Rincez les mirabelles,
• Séchez les et fendez les en deux pour enlever le noyau.
• Battez les jaunes d’œufs et l’œuf entier avec le sucre et la poudre d’amande.
• Ajoutez l’eau de fleur d’oranger, la vanille liquide puis la crème.
• Mélangez le tout.
• Ajoutez la farine et le sel.
• Mélangez pour obtenir un appareil homogène.
• Beurrez votre moule, j’ai pris un moule à tarte de 20 cm de diamètre.
• Disposez délicatement les mirabelles dans le moule.
• Versez la préparation.
• Parsemez d’amande effilées.
• Enfournez pour 30 minutes env.
• Le dessus doit être bien doré.
• Régalez-vous
La petite histoire de la mirabelle
La mirabelle est originaire de Chine. Ce serait le duc d’Anjou et de Lorraine René Ier qui l’aurait rapportée en Europe au XVe siècle. Plusieurs hypothèses existent quand à l’origine de son nom.
• origine italo-grecque : mirabelle pourrait être un dérivé « myrobolan », un mot qui aurait subi une altération au fil du temps pour devenir mirabolano puis mirabella.
• origine latine : « mirabilis » qui signifie « belle à voir ». Le toponyme occitan Mirabel ou Mirabeau (ancien Mirabel) signifie « regarde » (mira), « [ce qui est] beau » (bèl, bèu).
• origine tirée du nom de Mirabel, un maître-échevin de Metz qui vécut en 1430.
Cependant et plus sérieusement on pense que la mirabelle tient son nom d’une des localités provençales nommées Mirabel où ce fruit a d’abord été cultivé dans le Midi et l’expression « prune de mirabel » est attestée, en 1649, par Comenius, philosophe et grammairien Tchèque, ensuite le terme est mentionné au sens de « petite prune ».
La région de Lorraine s’est très vite intéressée à ce petit fruit jaune et à sa culture, le sol et le climat étant très propice et en 1762 la mirabelle de Lorraine est reconnue par l’Académie Française. Au début du XXe siècle, le phyloxera va détruire une grande partie des vignobles de Lorraine, suivi de la première guerre mondiale. C’est alors que les plantations de vignes seront remplacées par des plantations de mirabelliers et ce entre 1920 et 1930, dépassant les 10 000 ha en 1935. Après la seconde guerre mondiale l’extension des cultivars se poursuit pour atteindre dans les années 50, 26 000 ha. Malheureusement, l’essor industriel de la région et l’intensification des grandes cultures vont porter un coup dur aux vergers de mirabelliers.
Ce n’est qu’en 1988 que de jeunes producteurs font le pari de relancer la production de la mirabelle en replantant 200 0000 mirabelliers.
Aujourd’hui avec 400 000 mirabelliers et 15 000 tonnes de mirabelles par an, la Lorraine fournit environ 80 % de la production mondiale.
Il existe deux variétés de mirabelles ; la mirabelle de Metz et la mirabelle de Nancy. Elles font toutes deux l’objet d’une indication géographique protégée sous l’appellation « Mirabelle de Lorraine ».
La suite sur le site www.energie-sante.net où je rédige régulièrement des articles sur l’alimentation et la santé.








