tapenade
Une tapenade d’olives noires à la confiture de figues, une tapenade très originale où l’ajout de la confiture de figues apporte une douceur fruitée. C’est chez mon amie Isabelle du joli blog cuisinedisca que j’ai repéré cette recette  et comme j’ai la chance d’avoir dans le pré proche de la maison, deux figuiers l’occasion était toute trouvée de se servir, tout en remerciant, de ce que dame nature nous offre.

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tapenade

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Ingrédients :

Pour 1 petite terrine

150 g d’olives noires de Kalamata pour moi dénoyautées
1 c à s de câpres
4 filets d’anchois
3 c à s d’huile d’olive
1/2 jus de citron
1 gousse d’ail
2 c à s de confiture de figues
Poivre du moulin

Préparation de la tapenade d’olives noires aux figues

Préparation : 20 min

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• Mixez les câpres, l’ail et les filets d’anchois.
• Incorporez ensuite les olives, le citron, l’huile en un mince filet.
• Continuez de mixer.
• Terminez en ajoutant la confiture de figues et poivrez.
• Vous pouvez tartiner des toasts de pain grillé.
• L’ajout de la confiture de figues apporte une délicate douceur à cette tapenade originale.

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tapenade

La petite histoire de la figue

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La figue est connue depuis les temps les plus anciens et tient une place importante dans la mythologie de tout le bassin méditerranéen (grecs, romains, phéniciens et égyptiens). Comme l’olivier, le palmier dattier, la vigne et le grenadier le figuier est l’un des 5 arbres fruitiers de la terre promise.

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On retrouve des traces de la figue dans les textes bibliques, comme la Genèse . Les Grecs considéraient le figuier comme un don de la déesse Démeter, déesse des Moissons et des produits de la Terre. Il était dédié à Dionysos comme la vigne et le lierre. Pour protéger cette ressource de l’Attique  » plus précieuse que l’or », les Grecs en interdirent l’exportation. Une poignée de figues fraîches ou sèches avec des galettes ou du lait caillé au suc de figuier pouvait constituer un repas très nourrissant.

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Déjà à cette époque on lui reconnaissait des vertus thérapeutiques, pour Platon c’était la nourriture des athlètes par excellence, tant lui-même raffolait des figues. Pline l’Ancien vers -100 av. J-C, botaniste romain bien connu mentionnait l’existence de la culture de vingt-neuf variétés de figues. Il écrit à propos de Tacape, l’actuelle Gabès : « À l’ombre du fier palmier pousse l’olivier, sous l’olivier, le figuier, sous le figuier le grenadier, sous ce dernier la vigne, sous la vigne le blé, puis les légumineuses, enfin les salades et toutes ces plantes sont nourries à l’ombre des autres. » Les voyageurs de l’époque en emportaient toujours avec eux que ce soit crue ou séchée et les Grecs et les romains engraissaient leurs oies avec les figues.

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Ce serait l’un des fruits les plus anciens à avoir été domestiqué par l’homme. En effet en 2006 lors de fouilles dans la vallée du Jourdain en Palestine on a découvert 9 figues dites parthénocarpiques, c’est-à-dire des figues qui se reproduisent sans fécondation d’ovules et ne produisant pas de graines. La main de l’homme était indispensable pour la production par le biais de bouture. On date ces figues d’à peu près 9400 à 9200 avant J.-C.

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Ce sont les romains qui l’introduiront dans le reste de l’Europe et au VIIIe siècle Charlemagne fera cultiver le figuier dans ses vergers.
On retrouve même de recettes dans le fameux Ménagier livre qui traite d’économie domestique et morale, écrit entre juin 1392 et septembre 1394, notamment des figues « rosties avec des feuilles de Loiret par-dessus » lors d’un banquet servi par l’abbé de Lagny en 1379. Le Viandier de Taillevent donne la recette d’une sorte de pudding, le « tailliz de Karesme » à base de gaufre émiettée de figues, de raisins et de dattes hachées. Il est avec le Viandier de Taillevent une référence intéressante pour les cuisiniers d’aujourd’hui.

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Les conquistadores introduiront le figuier au Mexique au XVIe siècle.
Plus près de nous, Louis XIV était très friand de ce petit fruit et le jardinier La Quintinie planta plus de sept cents figuiers de variétés diverses dans le potager royal au Château de Versailles. Je me demande s’il en reste encore aujourd’hui.
En Italie c’est en Toscane où le climat était également propice à la culture du figuier, que cette dernière s’est développée.

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Légendes
Selon la légende : Cléopâtre se serait fait livrer secrètement un panier garni de figues avec un aspic dissimulé sous des feuilles (selon Plutarque), au Mausolée. Et, ce, suite au suicide de son amant Marc Antoine. Sa décision fut de préférer se suicider en apprenant ce drame, et suite également à l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Elle l’avait ordonné ainsi afin que l’animal l’attaquât sans qu’elle le sût. Mais en enlevant des figues elle vit l’aspic, se dénuda le bras et le lui offrit à la morsure.
L’expression, mi-figue, mi-raisin encore bien employée de nos jours fait référence aux marchands de la ville de Corinthe qui mélangeaient des morceaux figues sèches plus lourdes aux raisins secs pour les vendre aux Vénitiens et histoire de les faire payer plus cher. Mais on dit aussi que seuls les fruits secs, les raisins et les figues pouvaient être consommés durant le Carême.
N’oublions pas également pas que dans la tradition provençale, la figue sèche fait partie des treize desserts présentés à la fin du dîner de Noël.

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La suite sur le site www.energie-sante.net où je rédige régulièrement des articles sur l’alimentation et la santé.

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