
Un sirop de feuilles de figuier une découverte originale chez ma chère Isabelle de cuisinedisca, J’ai la chance d’avoir plusieurs figuiers qui produisent des figues blanches au bout du chemin près de la maison, dans le pré du voisin et j’ai toute latitude de cueillir les fruits.
Lorsque je suis tombée sur cette recette chez Isabelle, je devais la faire. Et nous voilà partis mon cher et tendre et moi même à la cueillette des figues et feuilles. Alors que dire de la saveur, entre la vanille, un peu la fève de tonka qui se rapproche de la vanille et pour moi la noix de coco assez prononcée qui reste en bouche. Une délicieuse découverte végétale vraiment désaltérante. « Bluffante », les mots de mon cher et tendre.
Ingrédients :
3 belles feuilles de figuier
60 g de sucre
1 l d’eau
Préparation du sirop de feuilles de figuier
Préparation : 15 min
Pause infusion : 1 nuit
• Coupez trois belles feuilles avec des ciseaux en évitant de toucher le latex qui se répand, il est irritant.
• Lavez les feuilles, ôter le pétiole ainsi que les grosses nervures à l’aide d’un couteau aiguisé. Détaillez les feuilles en quatre.
• Préparez le sirop en portant à ébullition le sucre et l’eau.
• Hors du feu, plongez les feuilles légèrement froissées, couvrez et laissez refroidir
• Comme Isabelle, j’ai réservé une nuit au frais ce qui a permis à cette préparation végétale d’obtenir une jolie couleur ambrée.
• Le lendemain, filtrez le sirop, versez le dans une carafe ou une petite bouteille.
• Servez bien frais avec de l’eau pétillante et beaucoup de glaçons…
Une recette pour le CMUM du mois de juillet, toujours piloté par Natly du blog : Une cuisine pour Voozenoo et qui a choisi pour thème : La ronde des blogs.
Je suis allée me promener sur celui d’Isabelle du blog : cuisinedisca
La petite histoire de la figue
La figue est connue depuis les temps les plus anciens et tient une place importante dans la mythologie de tout le bassin méditerranéen (grecs, romains, phéniciens et égyptiens). Comme l’olivier, le palmier dattier, la vigne et le grenadier le figuier est l’un des 5 arbres fruitiers de la terre promise.
On retrouve des traces de la figue dans les textes bibliques, comme la Genèse . Les Grecs considéraient le figuier comme un don de la déesse Démeter, déesse des Moissons et des produits de la Terre. Il était dédié à Dionysos comme la vigne et le lierre. Pour protéger cette ressource de l’Attique » plus précieuse que l’or », les Grecs en interdirent l’exportation. Une poignée de figues fraîches ou sèches avec des galettes ou du lait caillé au suc de figuier pouvait constituer un repas très nourrissant.
Déjà à cette époque on lui reconnaissait des vertus thérapeutiques, pour Platon c’était la nourriture des athlètes par excellence, tant lui-même raffolait des figues. Pline l’Ancien vers -100 av. J-C, botaniste romain bien connu mentionnait l’existence de la culture de vingt-neuf variétés de figues. Il écrit à propos de Tacape, l’actuelle Gabès : « À l’ombre du fier palmier pousse l’olivier, sous l’olivier, le figuier, sous le figuier le grenadier, sous ce dernier la vigne, sous la vigne le blé, puis les légumineuses, enfin les salades et toutes ces plantes sont nourries à l’ombre des autres. » Les voyageurs de l’époque en emportaient toujours avec eux que ce soit crue ou séchée et les Grecs et les romains engraissaient leurs oies avec les figues.
Ce serait l’un des fruits les plus anciens à avoir été domestiqué par l’homme. En effet en 2006 lors de fouilles dans la vallée du Jourdain en Palestine on a découvert 9 figues dites parthénocarpiques, c’est-à-dire des figues qui se reproduisent sans fécondation d’ovules et ne produisant pas de graines. La main de l’homme était indispensable pour la production par le biais de bouture. On date ces figues d’à peu près 9400 à 9200 avant J.-C.
Ce sont les romains qui l’introduiront dans le reste de l’Europe et au VIIIe siècle Charlemagne fera cultiver le figuier dans ses vergers.
On retrouve même de recettes dans le fameux Ménagier livre qui traite d’économie domestique et morale, écrit entre juin 1392 et septembre 1394, notamment des figues « rosties avec des feuilles de Loiret par-dessus » lors d’un banquet servi par l’abbé de Lagny en 1379. Le Viandier de Taillevent donne la recette d’une sorte de pudding, le « tailliz de Karesme » à base de gaufre émiettée de figues, de raisins et de dattes hachées. Il est avec le Viandier de Taillevent une référence intéressante pour les cuisiniers d’aujourd’hui.
Les conquistadores introduiront le figuier au Mexique au XVIe siècle.
Plus près de nous, Louis XIV était très friand de ce petit fruit et le jardinier La Quintinie planta plus de sept cents figuiers de variétés diverses dans le potager royal au Château de Versailles. Je me demande s’il en reste encore aujourd’hui.
En Italie c’est en Toscane où le climat était également propice à la culture du figuier, que cette dernière s’est développée.
Légendes
Selon la légende : Cléopâtre se serait fait livrer secrètement un panier garni de figues avec un aspic dissimulé sous des feuilles (selon Plutarque), au Mausolée. Et, ce, suite au suicide de son amant Marc Antoine. Sa décision fut de préférer se suicider en apprenant ce drame, et suite également à l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Elle l’avait ordonné ainsi afin que l’animal l’attaquât sans qu’elle le sût. Mais en enlevant des figues elle vit l’aspic, se dénuda le bras et le lui offrit à la morsure.
L’expression, mi-figue, mi-raisin encore bien employée de nos jours fait référence aux marchands de la ville de Corinthe qui mélangeaient des morceaux figues sèches plus lourdes aux raisins secs pour les vendre aux Vénitiens et histoire de les faire payer plus cher. Mais on dit aussi que seuls les fruits secs, les raisins et les figues pouvaient être consommés durant le Carême.
N’oublions pas également pas que dans la tradition provençale, la figue sèche fait partie des treize desserts présentés à la fin du dîner de Noël.
La suite sur le site www.energie-sante.net où je rédige régulièrement des articles sur l’alimentation et la santé.












14 commentaires pour Sirop de feuilles de figuier
Je suis impressionnée par tes recettes à base de plantes, une très belle idée à laquelle j’aurais aimé goûter ! Mon tendre est allergique à la figue, je ne pourrais pas réalisé ton sirop, c’est dommage car au vu des parfums que tu énonces, je suis sûre qu’il m’aurait beaucoup plu ! Belle journée Jackie, bisous
Dame nature est tellement généreuse , il faut faire cependant attention car toutes les plantes ne sont pas comestibles mais beaucoup… Ici la saveur, est absolument surprenante, et on imagine pas que de faire infuser des feuilles de figuier peut apporter une saveur si surprenante de noix de coco ou de vanille. J’adore tout simplement et en plus c’est très désaltérant. Bisous Laurence et belle journée
Est-ce que ce sirop se conserve ? Peut on faire des infusions avec la feuille. Je suis plus infusion que sirop.
Bonjour Eliane, Je n’ai jamais essayé en infusion mais je pense que oui. Ce sirop n’est pas très épais car il y a juste 60 g de sucre pour 1 l d’eau. Je l’ai mis au réfrigérateur et pour la conservation je ne pense pas qu’il y ait de problèmes au réfrigérateur.
Les feuilles de figuiers ici c’est moins courant. Alors pour moi pas facile de faire ce genre de recette. Bises Jackie
Merci Béa, en tout cas une belle découverte de saveurs. Bises
Elle doit être bien rafraîchissante cette boisson. C’est une belle idée de faire infuser les feuilles de figues.
J’ai deux figuiers dans le jardin, mais maintenant mes feuilles sont un peu sèches avec la canicule
Bravo à vous 2
Bises
Il y a aussi des feuilles jaunies mais encore pas mal de feuilles vertes . Une délicate et savoureuse découverte. Bisous Delphine
sympa et original , bien frais , ce doit être délicieusement bon
bisous Jackie
bon lundi
C’est absolument déliiiicieux. Bisous
Oh quelle joie de bon matin de découvrir tes magnifiques photos et ton adorable clin d’œil ! Étonnante cette boisson désaltérante, j’en bois un ou deux verres chaque jour lorsqu’ il fait très chaud et c’est bien agréable. Félicitations pour cette magnifique réalisation à quatre mains !
Ma chère Isabelle lorsque j’ai vu passer ta recette… sachant que les figuiers du pré du papi à côté de la maison avait des belles figues blanches et encore des feuilles vertes car avec cette chaleur certaines ont déjà bien jaunies. Je te remercie encore pour cette recette qui nous a vraiment surpris. J’ai conservé ma petite bouteille de sirop au réfrigérateur. Belle journée et merci encore.
alors là c’est une belle découverte pour moi et comme j’ai deux magnifiques figuier chez moi il faut que je teste
bonne journée
Absolument, une découverte absolument délicieuse . Belle journée